
De Messieurs Berrocal, Fenech et Tazartès.
Superdisque est un titre d'album — ambigu. Il me renvoie hélas à Didier Super mais aussi, bien mieux, à Super, titre de Neu! (2). Bref un mauvais bon titre d'album. N'empêche. Superdisque est un disque super. Pas facile, intemporel (déjà), râpeux, kafkaïen voire schultzien (Bruno, pas Klaus) et qu'on range d'emblée du côté des grands disques. Il y a de la trompette, la voix terrible de Tazartès, l'univers tendu de Fenech. On met le disque en route et on écoute. Ça tombait bien ( ! ) : victime d'une pneumopathie retorse, j'étais après (comme on dit) me faire une inhalation avec le truc bleu. Du coup j'ai vraiment écouté.
Et du coup je puis vraiment attester : ce disque est un putain de sacré bon disque. Respect, Messieurs.
PS : le graphisme, le visuel, sont excellents.